« Les travaux des chercheurs sont devenus indispensables, compte tenu du vieillissement de la population, de l’apparition de handicaps rares, de la gravité des accidents de la route ou de la prématurité croissante des enfants. D’autant que de nouvelles technologies sont susceptibles d’atténuer les handicaps »
(Marie-Thérèse Boisseau, Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, Les Echos du 17/02/2004).
Comment alors expliquer que seules soient promues, soutenues, voire tolérées les initiatives relevant du monde associatif, a fortiori quand certaines associations utilisent les subventions publiques pour développer une activité commerciale et oublier leur mission d’intérêt général ? Ce mélange des rôles entrave toute action d’envergure et se retourne au final contre les intérêts des personnes handicapées.
Il ne s’agit plus de concevoir des solutions POUR mais AVEC les besoins des personnes handicapées.
Adopter une approche industrielle permettrait de prendre en amont les besoins des personnes handicapées et de réduire les coûts en raison de l’effet de masse qu’elle engendre. Les produits conçus pour les personnes handicapées se révèlent d’ailleurs souvent utiles à tous, à l’instar de la télécommande, destinée à l’origine aux tétraplégiques. Trouvez-vous plus scandaleux de gagner de l’argent en développant des produits répondant aux besoins des personnes handicapées, ou bien de faire du handicap une affaire de bonne conscience, de créer un domaine réservé et de faire ainsi monter les prix ?
Une approche industrielle ne sera possible que par l’acceptation des standards partagés par tous.
Ils favorisent le développement à plus grande échelle d’un même produit, répondant aux besoins de chaque personne. Par exemple, en ce qui concerne l’accessibilité d’Internet, les recommandations existantes de la WAI (Web Accessibility Initiative) permettent aux sites développés selon ces règles d’être compatibles avec différentes solutions (logiciels de personnalisation de l’affichage, synthèse vocale, pointeur laser…). Ces recommandations offrent une base commune aux acteurs (agences Web, industriels…) limitant ainsi les coûts supplémentaires de formation et de développement engendrés par toute norme spécifique. Elles doivent donc être reprises sans donner lieu à des interprétations selon chaque pays… A moins que la France ne souhaite une nouvelle fois faire preuve d’ « exception »…
Société française de 14 personnes, VISUAL FRIENDLY est spécialisée en ergonomie et accessibilité des nouvelles technologies avec pour objectif de permettre à tous les citoyens, handicapés ou non, d’utiliser le Web de la manière la plus simple possible et ce, quel que soit le support d’affichage. VISUAL FRIENDLY est labellisée » entreprise innovante » par l’ANVAR, et a participé à l’appel à commentaires sur le Référentiel Accessiblité de l’ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Electronique).
