« Il ne faut jamais dire jamais » (Napoléon III)

Une #citationdulundi qui parait parfois simpliste, irréaliste et dont, à dire vrai, j’ignorais que Napoléon III en était l’auteur (cf. explications ci-dessous).
Cette expression m’est venue à l’esprit en voyant hier mon père jouer au foot avec sa petite fille âgée de six ans et demi. Dix minutes plus tôt mon père et ma fille faisaient équipe contre ma belle-mère et mon épouse lors d’une partie de baby-foot endiablée.
Quel rapport avec la citation de Napoléon III ? Mon père aurait dit à certains de ses amis : « Je n’aurai jamais de petits enfants. » Ces amis me l’ayant rapporté quelques années plus tard.
Cela ne me surprendrait pas de mon père, l’optimisme n’étant pas sa 1ère qualité. Imaginez-le avec un fils cadet ayant perdu la vue à 15 ans, une épouse et un fils aîné décédés… il avait de quoi avoir du mal à imaginer le champ des possibles, un avenir joyeux.
Peu importe en fait que m’on père l’ait dit ou pas, qu’il l’ait dit exactement comme ça ou pas… Ce qui compte aujourd’hui, c’est de le voir courir comme un gamin derrière un ballon avec sa petite fille dont l’esprit gagneur ne peut que l’obliger à se remuer 😉
Et ça, ça fait vraiment plaisir.
Comme quoi, on ne sait jamais… CQFD 😉

Explications sur l’origine de la citation :
« En 1867, l’unité italienne était encore inachevée. Victor-Emmanuel II régnait sur l’Italie grâce à l’appui de Napoléon III. Mais Rome et la région du Latium restaient aux mains du pape.
La France se posait désormais en arbitre de la querelle transalpine. « Fille aînée de l’église », elle était aussi le garant du pouvoir terrestre exercé par le souverain pontife sur la Ville éternelle.
Après avoir fait échouer un coup de main du nationaliste Giuseppe Garibaldi sur l’État pontifical, le Premier ministre français, Eugène Rouher, s’exprima énergiquement le 5 décembre à la Chambre : « Nous déclarons que l’Italie ne s’emparera pas de Rome. Jamais, jamais la France ne supportera une telle violence faite à son honneur, faite à la catholicité ! » Le chef du gouvernement était en effet contesté par les députés de gauche, favorables à l’unité italienne.
Mais Napoléon III le désavoua peu après : « Il ne faut jamais dire jamais », déclara-t-il prudemment, usant de la sagesse populaire. Il avait pressenti que la situation ne dépendait que de son propre sort.
Le 2 septembre 1870, l’Empereur des Français abdiquait, vaincu par l’armée prussienne. Le 20 septembre, l’armée italienne investissait Rome quasiment sans combattre. Privée de son protecteur, la cité devint enfin la capitale du royaume d’Italie, et le pape se réfugia pour longtemps dans ses palais du Vatican, proclamant à son tour que jamais l’église ne reconnaîtrait ce coup de force sacrilège. La reconnaissance de cet état de fait intervint finalement en 1929, avec les accords du Latran signés entre Mussolini et Pie XI. »

Source : citations.savoir.fr

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