Les condoléances.

La semaine dernière une connaissance de mes années collège a brutalement perdu son frère (44 ans). Son frère était assez proche du mien. Que lui dire ? Que faire ? Rester silencieux ?

En lisant le mot que je lui ai finalement adressé, mon épouse m’a demandé « Tu ne présentes pas tes condoléances ? ».

Effectivement, dans de telles circonstances, je n’emploie plus pour le moment le mot « condoléances ». Pourtant condoléances désignent « témoignages de sympathie face à la douleur ». Je crois tout simplement que j’ai trop lu l’expression « sincères condoléances » après le décès de ma mère puis celui de mon frère.

Il est bien sûr difficile de trouver les mots justes face au deuil et il ne s’agit pas d’un concours d’originalité. Montrer que l’on est présent, que l’on pense au défunt et à son entourage, c’est déjà très bien.

Voici cependant le mot que m’avait écrit une connaissance professionnelle après le décès de mon frère :

« Avec les années, je te souhaite de réussir à passer de la douleur de l’avoir perdu au bonheur de l’avoir connu. »

A l’époque (en 2008) c’était la première fois que j’entendais cette phrase. Depuis je l’ai entendue à d’autres enterrements. Cette connaissance avait perdu ses parents et j’avais trouvé son témoignage fort, authentique et finalement très juste… quand bien même il pouvait apparaître osé voire difficile à lire.

J’en ai tiré la conclusion que parler avec son cœur, avec authenticité et son vécu, y compris dans de telles circonstances, c’est important. Pas la peine de surjouer.

#citationdulundi

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