Jérôme Adam
Bonjour et bienvenue sur mon site ;) Ce site a avant tout été créé pour celles et ceux qui souhaitent me retrouver, me contacter. (Jérôme Adam)

Hommage à mon frère :
Si Cédric, un homme sensible, intelligent et généreux a eu du mal à trouver sa place dans notre société, nos échanges et sa (courte) vie demeurent pour moi riche d'enseignements.
Lire le mot que j'ai dit lors de ses obsèques pour lui rendre hommage et inviter chacun à la réflexion sur nos différences
Version audio du livre "Entreprendre avec sa différence"
Mon livre, co-écrit avec Patrick Blanchet, est désormais disponible en audio. L'enregistrement a été réalisé par la comédienne Xavière Rigole avec l'aide de la société Compuzik. Télécharger gratuitement la version audio au format MP3
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Décidément, le livre « Entreprendre avec sa différence » me conduit dans les quatre coins de France. L'occasion de découvrir des régions splendides, voire de nouvelles sensations. J'ai ainsi été convié en Auvergne pour deux conférences : la première à Chamalières avec la participation des entreprises Michelin et Vinci ainsi que des députés Jean-François Chossy et Louis Giscard d'Estaing, la seconde à l'Ecole Supérieure de Commerce de Clermont en compagnie de Andres Atenza (directeur de l'ESC) et toujours de LGE (député-maire de Chamalières). Au-delà de ces moments fort sympathiques, authentiques et intéressants, je garde de ce séjour le souvenir d'une région à visiter sans hésitation. En particulier ses massifs volcaniques (du nord au sud : chaîne des Puys, monts Dore, Cantal).
Pour partir à la découverte de ces massifs, plusieurs moyens : la randonnée, le VTT, la montgolfière ou bien encore le parapente. C'est ce dernier moyen que j'ai choisi.
Mais avant de s'envoler en parapente, il faut gravir la montagne. Et en plein mois de février, la route du sommet du Puy de Dôme est fermée par arrêté préfectoral pour raison de sécurité (par principe de précaution à outrance devrais-je dire quand on constate que certaines dérogations existent et surtout qu'il fait un soleil magnifique, que la route est sèche).
Bref, comme les écoles de parapente n'ont pas de dérogation, nous montons à pied et parfois escaladons la pente, histoire d'aller plus vite. Point de départ à 900 mètres, point d'arrivée à un peu plus de 1400 mètres d'altitude.
45 minutes plus tard, Toni (le moniteur), Marie-Anne (à l'origine des conférences et « guide touristique » durant mon séjour) et moi arrivons à la zone de décollage. Merci à Toni qui a porté quasiment tout le matériel soit plus de 20 KG sur le dos.
Visuellement, la pente semble forte et conforte le conseil de plusieurs amis qui m'avaient fait part de l'appréhension de leur premier saut : « Surtout, quand tu commences à courir pour t'envoler, tu ne t'arrêtes pas ! ».
Nous nous équipons et Toni me donne quelques instructions pour le départ. En somme, courir pendant quelques pas sans s'arrêter et, la voile une fois gonflée, bien se caler vers l'arrière dans les sangles qui forment un espèce de fauteuil.
C'est parti, nous commençons à courir. Histoire d'augmenter la difficulté, la basket de mon pied droit fout le camp : pas très pro tout ça mais no stress, je la remets d'un ou deux mouvements du pied. Toni n'a rien remarqué. Le free style, c'est plutôt dans les aires d'habitude (
En fait, le décollage s'est bien passé et Toni m'invite désormais à me caler bien au fond du « siège ». C'est vrai qu'on est mieux ainsi. C'est même plutôt confortable. Quant à l'envol lui-même rien de brutal, tout en douceur contrairement à ce que la vue de derrière avait pu laisser imaginer à Marie-Anne. Elle avait eu l'impression, me dira-t-elle plus tard, que nous sautions vraiment dans le vide.
C'est super agréable. J'ai un peu le sentiment de rêver et d'être dans un dessin animé ou un film surréaliste lorsque l'on voit les personnages voler dans les airs. Je ne ressens vraiment pas le fait d'être accroché à la voile, je me sens au contraire très libre. Le vol est très doux, « ça plane pour moi » comme dit la chanson. Le vent est plutôt faible et facilite un vol en douceur.
Toni me fait découvrir quelques sensations avec plusieurs virages et « bas vers le haut » (expression personnelle pour désigner descendre puis remontée comme dans les montagnes russes des parcs d'attraction). Bien sûr, ces figures si j'ose m'exprimer ainsi ne sont pas obligatoires.
La descente du Puy de Dôme a duré une dizaine de minutes, un goût de trop peu tant j'étais bien dans les airs. Toni m'avait indiqué qu'il faudrait pour l'atterrissage effectuer quelques pas une fois les pieds touchant le sol. Mon souci était de savoir quand toucherions- nous le sol... Vous connaissez peut-être la blague (adeptes du politiquement correct s'abstenir) : « Savez-vous pourquoi les aveugles sautent-ils en parachute avec un chien guide ? Parce que lorsqu'ils sentent du mou dans la laisse, ça veut dire qu'ils sont proches du sol.»
Dans le cas présent, faute de chien guide, j'ai juste ressenti un petit choc au niveau des genoux lorsque mes pieds ont touché le sol puis j'ai effectué quatre ou cinq pas. Bref ça s'est bien passé, rien à voir avec l'arrivée de mon saut en chute libre où j'avais terminé le nez dans le gazon (un peu abruti il est vrai par l'abus de figures virevoltantes) ;-)
En conclusion, le parapente m'a semblé beaucoup plus doux que le saut en chute libre. Certes le vent était faible et nous n'avons pas été soumis à de forts courants ascendants, mais je vous recommande cette expérience sans crainte. Le parapente est un bon compromis entre recherche de sensations originales et volonté d'être comme dans un fauteuil.
Pour en savoir plus et aller plus haut :
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