
Ma mère nous a toujours dit de trouver du positif dans le négatif. D’accord maman, mais comment fait-on ? C’est un peu abstrait ton truc…
Avec des efforts, le travail sur soi et le temps, je pense toutefois y être arrivé, à en faire une seconde nature. Au début, c’est sûr, quand la tuile ou le simple accroc survient, on a tendance à raler, à se plaindre, à condamner le sort… Et puis petit à petit, on apprend à relativiser, à mettre les événements en perspective, à accepter ce qui se présente à nous. Pour les coups vraiment durs, bien sûr, on n’échappe pas aux différentes phases d’acceptation (déni, aigreur, vallée des larmes, acceptation).
Ensuite ou pendant l’acceptation, on commence à distinguer ce qui relève du négatif et du positif. C’est ce que j’appelais durant ma première grande épreuve « tirer un trait » : mettre au-dessus du trait le positif et en-dessous le négatif. Ca peut nécessiter de s’y prendre à plusieurs reprises et exiger du temps car l’acceptation de la situation n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Mais toujours avoir en tête ce souci de faire le tri, de conserver le positif et d’évacuer le négatif après l’avoir bien cerné. Surtout, ne pas fermer les yeux, ne pas refouler le négatif car tôt ou tard, il ressurgira.
A force de répéter l’exercice, de l’appliquer à différentes situations, franchement, il devient possible de voir l’opportunité dans la difficulté, de faire le pas de côté pour changer notre lecture des événements, d’en faire un réflexe quasi inconscient.
Et le mieux, vous savez quoi ? C’est que c’est contagieux. Demandez à mon épouse… L’autre jour, prise dans des embouteillages, elle n’a pas râlé. Elle m’a dit «J’en ai profité pour écouter des émissions que je n’écoute pas d’habitude. » 😉
Naturellement, on peut quand même parfois déroger au principe… On n’est pas des surhommes non plus. Mais changer notre lecture des événements, c’est ça la clef d’un regard positif.
« LE VÉRITABLE VOYAGE DE DÉCOUVERTE NE CONSISTE PAS À CHERCHER DE NOUVEAUX PAYSAGES, MAIS À AVOIR DE NOUVEAUX YEUX. » (Marcel Proust)



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